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Psoriasis

Physiopathologie

Mécanisme lésionnel : renouvellement accéléré de l’épiderme avec hyperprolifération et troubles de la différenciation kératinocytaire

Activation du système immunitaire

  • CELLULES DENDRITIQUES › IL-2, IL-23, TNFα › activation des Lymphocytes T CD4+ › différenciation en profil Th1, Th17
  • AFFLUX DE CYTOKINES ET DE CELLULES INFLAMMATOIRES (lymphocytes, polynucléaires neutrophiles) › réponse de l’épiderme par hyperprolifération kératinocytaire : formation de la plaque psoriasique
  • Auto-entretient de la réaction inflammatoire par grattage et frottements (libération cytokines)

A noter : rôles des infections (streptocoques) dans certaines formes de psoriasis (psoriasis guttata)

Gènes de susceptibilité

  • PSORIASIS : maladie multigénique, concordance entre jumeaux monozygotes : 60%
  • GÈNES IMPLIQUÉS DANS LE CONTRÔLE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE (gènes de l’IL 12, IL-23, gène CARD14 intervenant dans l’activation de la voie NF ϰB) ou différenciation kératinocytaire
  • GÈNE DE PRÉDISPOSITION MAJEUR : HLA Cw6

Facteurs étiologiques

  • FACTEURS D’ENVIRONNEMENT
  • FACTEURS INFECTIEUX : apparition du psoriasis ou de son aggravation
  • Après infection ORL (rhinopharyngite de l’enfant)
  • Infection VIH

Stimulation du système immunitaire inné ou adaptatif par superantigène ou extrait bactérien ?

  • MÉDICAMENTS : induction ou aggravation d’un psoriasis
  • Lithium, ßbloquants, IEC, interféron α, antipaludéen de synthèse
  • Rebond à l’arrêt d’une corticothérapie

MOYENS MNÉMOTECHNIQUE : BASILIC (BB-, Antipaludéen de Synthèse, IEC, Lithium, CTC)

  • FACTEURS PSYCHOLOGIQUES : rôle du stress Ψ (choc émotif, traumatismes affectifs) dans une possible sécrétion de neuromédiateurs pro-inflammatoires
  • FACTEURS DE GRAVITÉ : alcool et tabac, surcharge pondérale : facteurs de résistance au TTT

HISTOLOGIE

  • HYPERKÉRATOSE : prolifération de kératinocytes
  • PARAKÉRATOSE : persistance des noyaux des kératinocytes lors de leur remontée vers la couche cornée ≠ orthokératose (prolifération des kératinocytes avec maturation normale c’est-à-dire perte de leur noyau)
  • ACANTHOSE : épaisseur du corps muqueux de Malpighi (couches de cellules épineuses de l’épiderme)
  • μ abcès de Sabouraud à PNN

Diagnostic

Forme commune du psoriasis

Diagnostic clinique, pas de biopsie cutanée sauf lésions atypiques et doute diagnostic

PRÉVALENCE : 2% de la population.

Lésion élémentaireLocalisations habituellesParticularités
Tache érythémato-squameuse bien limitée, arrondie ou polycyclique Couche squameuse superficielle : Taille des lésions variables :Atteintes des zones bastions (soumises aux traumas et aux frottements) › phénomène de Koebner Lésions le plus souvent symétriquesPas d’AEG Dermatose non contagieuse Prurit + dans 30 à 60% des cas Régression sans cicatrice

Formes cliniques

Topographiques

Psoriasis du cuir cheveluPsoriasis unguéalAutres localisations + rares
Lésions élémentaires : Risque d’alopécie si engainage des follicules pileux (asphyxie du bulbe) Localisations :mammaire, ombilical et inguinal - psoriasis palmo-plantaire : kératodermie en ilots ou diffuse (handicapant car douleur liée aux crevasses) - psoriasis du gland : lésions érythémateuses NON squameuses, par rapports sexuels - sébopsoriasis du visage ≈ dermatite séborrhéique

Graves

Psoriasis érythroder-miqueRhumatisme psoriasiquePsoriasis pustuleux
Psoriasis > 90% surface corporelle + desquamation abondante Facteur déclenchant : arrêt corticothérapie ou autre TTT Complications : surinfection, carence vitaminique, trouble de la thermorégulation, deshydratation, troubles hémodynamiques › hospitalisation20 à 25% des patients Famille des spondyloarthropathies : atteinte inflammatoire des enthèses (insertions tendineuses) Oligo ou monoarthrite : Polyarthrite : atteinte des IPD ≠ polyarthrite rhumatoide Rhumatisme axial : ≈ spondylarthrite ankylosantePsoriasis pustuleux palmo-plantaire (localisé) Psoriasis pustuleux généralisé (de Von Zumbush) Pustules spongiformes aseptiques, non folliculaires

Au cours de l’infection VIH le psoriasis est svt + grave et réfractaire aux TTT usuels :

  • CLINIQUEMENT : psoriasis en plaque, pustuleux ou érythrodermique
  • DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL : dermatite séborrhéique profuse

Chez l’enfant

  • NOURRISSON : psoriasis localisé au siège (psoriasis des langes ou « napkin »)
  • ENFANT : début souvent aigu, forme en goutte, parfois dans les suites d’une infection rhinopharyngées streptococcique. Atteinte du visage + fréquente que chez l’adulte.

Diagnostic différentiel

Formes classiques

Pytirasis rosé de GilbertDermatite séborrhéiqueEczéma chronique
Origine virale Lésions élémentaires Topographie : éruption limitée au tronc, disposition en « sapin » Guérison spontanée en 6-8 semTopographie : zones séborrhéiques du visage et médiothoracique Forme frontières avec le psoriasis possibleLésions élémentaires : Topographie : visage et plis Diag différentiel + difficile en cas d’eczéma nummulaire VS psoriasis

Sans oublier le lymphome cutané : biopsie cutanée au moindre doute

Formes particulières

Pytirasis rosé de GilbertDermatite séborrhéique
Psoriasis des plisIntertrigo (origine bactérienne ou mycosiques)
Psoriasis palmo-plantaireAutres causes de kératodermie acquise (eczéma, lichen, dermatophytie
Erythrodermie psoriasiqueAutres éryhtrodermie (lymphome, toxidermie, eczéma)
Psoriasis pustuleux généraliséToxidermie pustuleuse (Pustulose exanthématique aigue généralisée PEAG)
Rhumatisme psoriasiquePolyarthrite rhumatoide, spondylarthrite ankylosante

évolution Et complications

  • AGE DE DÉBUT : adolescent et adulte jeune, début + précoce : rôles des gènes de susceptibilité › psoriasis + sévère que ceux apparu tardivement.
  • SIGNES FONCTIONNELS : prurit, douleur (surtout lésions palmo-plantaires à cause des crevasses)
  • HANDICAP SOCIAL : squames, suintement et saignements au niveau des plaques peuvent « souiller » l’environnement
  • Dépression chez ≈ 10% des patients
  • Conduites addictives (alcool, tabac)

évolution : CHRONIQUE

  • EN CONTINUE : formes sévères ou
  • POUSSÉES/RÉMISSIONS
  • RÉMISSIONS : + fréquente en été (effet immunimodulateur des UV)
  • POUSSÉES : imprévisibles, parfois facteurs déclenchants (stress, infections, médicaments)
  • AGGRAVATION PAR TRAUMATISMES (griffures, vaccination, coup de soleil) : phénomène de Koebner

Le phénomène de Koebner existe aussi au niveau des articulations !

Les traumatismes articulaires engendrent une libération de cytokines qui augmentent le risque de développer un rhumatisme psoriasique chez les patients atteints de psoriasis cutané (Mar Thorasensen S et coll. Dans Annals of Rheumatic Diseases, 2016)

Complications<strong> :</strong>

  • SURINFECTION PAR CANDIDA ALBICANS : entretien/aggravation des lésions
  • ECZÉMATISATION : sensibilisation ou irritation liée à un topique médicamenteux
  • MÉTABOLIQUES : risqe acrru d’obésité, diabète, dyslipidémie et maladie cardio-vasculaire (HTA, IDM, AVC)
  • MORTALITÉ PRÉMATURÉE en cas de psoriasis sévère

Objectifs de la PEC multidisciplinaire : Traiter le psoriasis ET les comorbidités.

Principes thérapeutiques

Règles générales

PRÉ-REQUIS : bonne relation médecin-malade, expliquer que les TTT ne sont que suspensifs (intensité des poussées, qualité de vie)

Prendre en compte :

  • La CLINIQUE (sévérité : étendue, gravité des lésions)
  • RETENTISSEMENT SUBJECTIF en terme de qualité de vie, handicap social & fonctionnel, préjudice esthétique et impact psychologique

évaluation clinique :

  • ÉTENDUE : une paume de main : 1% de la surface corporelle
  • Score PASI :
  • Plaque : importance de l’infiltration
  • Aire : surface cutanée touchée
  • Squames : importance de la desquamation
  • Inflammation : intensité de l’érythème

PSORIASIS SÉVÈRE : surface atteinte > 10%, PASI > 10

  • Ne pas oublier de prendre en compte les effets indésirables de TTT au long court.
  • Nécessité soutien Ψ

TTT locaux

Dermocor-ticoidesAnalogues de la vit. DEczéma chronique
Galénique : pommade, crème (pr les plis) mousse et lotion (cheveux) Utilisation : Optimisation par occlusion (zones hyperkératinisées palmo-plantaires) Entretien : TTT intermittent (2 appli/semaine)Molécules : calcipotriol, tacalcitol, calcitriol Utilisation : En comparaison avec les dermocorticoides :Galénique : pommade ou gel Effet synergique : efficacité > à monothérapie Utilisation : Entretien : 2 appli /sem Occlusion

Autres TTT topiques :

  • BAINS ET ÉMOLLIENTS : ramollissement des plaques et prurit
  • PRÉPARATION À BASE ACIDE SALICYLIQUE : kératinolytique (décapage des plaques) avant autre TTT topiques ou PUVA ; concentration max 10% (20% si sur zones très limitées)

Contre-indiqué chez l’enfant (risque de surdosage : intoxication salicylée)

Photothérapie

5 types de photothérapies :

  • PUVAthérapie : psoralène (photosensibilsant) + UVA, 2-3 séances/sem pour un total de 20 séances
  • Photothérapie UVB à spectre étroit : 2-3 séances /sem pour un total de 20 à 30 séances, efficacité ≈ PUVAthérapie mais – cancérigène
  • Rétinoide + PUVAthérapie (rePUVA) : acitétrine + UVA, possible aussi avec UVB
  • Photothérapie localisée : paumes et plantes
  • balnéoPUVAthérapie : bain de psoralène avant expo aux UVA

Efficacité : rémission ≈ 70% après 20 à 30 séances

Contre indicationAnalogues de la vit. DEczéma chronique
à court terme : à long terme :

TTT généraux classiques

Efficacité : lésions en 2-4 mois chez 30% des patients sous acitrétine et chez 50 à 60% patients sous méthotrexate ou ciclosporine

Biothérapies

Indication<strong> : </strong>

  • PSORIASIS MODÉRÉ À SÉVÈRE avec retentissement important sur qualité de vie
  • INTOLÉRANCE ou CI à ≥ 2 TTT généraux (dont au-moins méthotrexate, ciclosporine ou photothérapie)
Anti TNF αAnti IL 12 et IL 23
Etanercept : protéine de fusion ≈ recepteur solube du TNF Infliximab : Ac monoclonal chimérique anti TNF (« ximab » : chimère singe-humain) Adalimumab : Ac monoclonal humain anti TNFα (« umab » : anticorps 100% humanisé)Ustekinumab : Ac monoclonal humain ciblant la sous-unité p40 des interleukines IL 12 et IL 23 responsables de la différenciation des lymphocytes en Th1 et Th17

Indications

Formes légères à modéréesFormes modérées à sévères avec altération de la qualité de vieFormes cliniques particulières
TTT local suffisant pour atteintes < 10% SCsi échec ou intolérance : biothérapies (anti TNFα, anti-IL 12/IL23)Psoriasis pustuleux : TTT généraux classiques d’emblée (acitrétine, MTX, ciclosporine) Kératodermie palmo-plantaire invalidante : acitrétine, MTX Rumatisme psoriasique invalidant : MTX ou anti-TNFα

TAKE HOME MESSAGES

Psoriasis : maladie inflammatoire cutanée fréquente

Lésion élémentaire : plaque érythémato-squameuse

Topographie<strong> : </strong>

  • Zones bastion (coudes, genoux)
  • Ongles
  • Cuir chevelu

4 types de psoriasis graves :

  • Psutuleux (localisé ou généralisé)
  • Érythrodermique
  • Rhumatisme psoriasique
  • Associé au VIH

Retentissement bio-psycho-social majeur

COMPLICATIONS : cardio-vasculaires, rhumatologiques, psychiatriques (troubles de l’humeur, addiction)

  • Liées au psoriasis
  • Liées aux TTT : dyslipidémie et acitrétine, HTA et ciclosporine etc.

RISQUE DE CANCER CUT : photothérapie, immunosupresseurs

Physiopathologie

Mécanisme lésionnel : renouvellement accéléré de l’épiderme avec hyperprolifération et troubles de la différenciation kératinocytaire

Activation du système immunitaire

  • CELLULES DENDRITIQUES › IL-2, IL-23, TNFα › activation des Lymphocytes T CD4+ › différenciation en profil Th1, Th17
  • AFFLUX DE CYTOKINES ET DE CELLULES INFLAMMATOIRES (lymphocytes, polynucléaires neutrophiles) › réponse de l’épiderme par hyperprolifération kératinocytaire : formation de la plaque psoriasique
  • Auto-entretient de la réaction inflammatoire par grattage et frottements (libération cytokines)

A noter : rôles des infections (streptocoques) dans certaines formes de psoriasis (psoriasis guttata)

Gènes de susceptibilité

  • PSORIASIS : maladie multigénique, concordance entre jumeaux monozygotes : 60%
  • GÈNES IMPLIQUÉS DANS LE CONTRÔLE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE (gènes de l’IL 12, IL-23, gène CARD14 intervenant dans l’activation de la voie NF ϰB) ou différenciation kératinocytaire
  • GÈNE DE PRÉDISPOSITION MAJEUR : HLA Cw6

Facteurs étiologiques

  • FACTEURS D’ENVIRONNEMENT
  • FACTEURS INFECTIEUX : apparition du psoriasis ou de son aggravation
  • Après infection ORL (rhinopharyngite de l’enfant)
  • Infection VIH

Stimulation du système immunitaire inné ou adaptatif par superantigène ou extrait bactérien ?

  • MÉDICAMENTS : induction ou aggravation d’un psoriasis
  • Lithium, ßbloquants, IEC, interféron α, antipaludéen de synthèse
  • Rebond à l’arrêt d’une corticothérapie

MOYENS MNÉMOTECHNIQUE : BASILIC (BB-, Antipaludéen de Synthèse, IEC, Lithium, CTC)

  • FACTEURS PSYCHOLOGIQUES : rôle du stress Ψ (choc émotif, traumatismes affectifs) dans une possible sécrétion de neuromédiateurs pro-inflammatoires
  • FACTEURS DE GRAVITÉ : alcool et tabac, surcharge pondérale : facteurs de résistance au TTT

HISTOLOGIE

  • HYPERKÉRATOSE : prolifération de kératinocytes
  • PARAKÉRATOSE : persistance des noyaux des kératinocytes lors de leur remontée vers la couche cornée ≠ orthokératose (prolifération des kératinocytes avec maturation normale c’est-à-dire perte de leur noyau)
  • ACANTHOSE : épaisseur du corps muqueux de Malpighi (couches de cellules épineuses de l’épiderme)
  • μ abcès de Sabouraud à PNN

Diagnostic

Forme commune du psoriasis

Diagnostic clinique, pas de biopsie cutanée sauf lésions atypiques et doute diagnostic

PRÉVALENCE : 2% de la population.

Lésion élémentaireLocalisations habituellesParticularités
Tache érythémato-squameuse bien limitée, arrondie ou polycyclique Couche squameuse superficielle : Taille des lésions variables :Atteintes des zones bastions (soumises aux traumas et aux frottements) › phénomène de Koebner Lésions le plus souvent symétriquesPas d’AEG Dermatose non contagieuse Prurit + dans 30 à 60% des cas Régression sans cicatrice

Formes cliniques

Topographiques

Psoriasis du cuir cheveluPsoriasis unguéalAutres localisations + rares
Lésions élémentaires : Risque d’alopécie si engainage des follicules pileux (asphyxie du bulbe) Localisations :mammaire, ombilical et inguinal - psoriasis palmo-plantaire : kératodermie en ilots ou diffuse (handicapant car douleur liée aux crevasses) - psoriasis du gland : lésions érythémateuses NON squameuses, par rapports sexuels - sébopsoriasis du visage ≈ dermatite séborrhéique

Graves

Psoriasis érythroder-miqueRhumatisme psoriasiquePsoriasis pustuleux
Psoriasis > 90% surface corporelle + desquamation abondante Facteur déclenchant : arrêt corticothérapie ou autre TTT Complications : surinfection, carence vitaminique, trouble de la thermorégulation, deshydratation, troubles hémodynamiques › hospitalisation20 à 25% des patients Famille des spondyloarthropathies : atteinte inflammatoire des enthèses (insertions tendineuses) Oligo ou monoarthrite : Polyarthrite : atteinte des IPD ≠ polyarthrite rhumatoide Rhumatisme axial : ≈ spondylarthrite ankylosantePsoriasis pustuleux palmo-plantaire (localisé) Psoriasis pustuleux généralisé (de Von Zumbush) Pustules spongiformes aseptiques, non folliculaires

Au cours de l’infection VIH le psoriasis est svt + grave et réfractaire aux TTT usuels :

  • CLINIQUEMENT : psoriasis en plaque, pustuleux ou érythrodermique
  • DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL : dermatite séborrhéique profuse

Chez l’enfant

  • NOURRISSON : psoriasis localisé au siège (psoriasis des langes ou « napkin »)
  • ENFANT : début souvent aigu, forme en goutte, parfois dans les suites d’une infection rhinopharyngées streptococcique. Atteinte du visage + fréquente que chez l’adulte.

Diagnostic différentiel

Formes classiques

Pytirasis rosé de GilbertDermatite séborrhéiqueEczéma chronique
Origine virale Lésions élémentaires Topographie : éruption limitée au tronc, disposition en « sapin » Guérison spontanée en 6-8 semTopographie : zones séborrhéiques du visage et médiothoracique Forme frontières avec le psoriasis possibleLésions élémentaires : Topographie : visage et plis Diag différentiel + difficile en cas d’eczéma nummulaire VS psoriasis

Sans oublier le lymphome cutané : biopsie cutanée au moindre doute

Formes particulières

Pytirasis rosé de GilbertDermatite séborrhéique
Psoriasis des plisIntertrigo (origine bactérienne ou mycosiques)
Psoriasis palmo-plantaireAutres causes de kératodermie acquise (eczéma, lichen, dermatophytie
Erythrodermie psoriasiqueAutres éryhtrodermie (lymphome, toxidermie, eczéma)
Psoriasis pustuleux généraliséToxidermie pustuleuse (Pustulose exanthématique aigue généralisée PEAG)
Rhumatisme psoriasiquePolyarthrite rhumatoide, spondylarthrite ankylosante

évolution Et complications

  • AGE DE DÉBUT : adolescent et adulte jeune, début + précoce : rôles des gènes de susceptibilité › psoriasis + sévère que ceux apparu tardivement.
  • SIGNES FONCTIONNELS : prurit, douleur (surtout lésions palmo-plantaires à cause des crevasses)
  • HANDICAP SOCIAL : squames, suintement et saignements au niveau des plaques peuvent « souiller » l’environnement
  • Dépression chez ≈ 10% des patients
  • Conduites addictives (alcool, tabac)

évolution : CHRONIQUE

  • EN CONTINUE : formes sévères ou
  • POUSSÉES/RÉMISSIONS
  • RÉMISSIONS : + fréquente en été (effet immunimodulateur des UV)
  • POUSSÉES : imprévisibles, parfois facteurs déclenchants (stress, infections, médicaments)
  • AGGRAVATION PAR TRAUMATISMES (griffures, vaccination, coup de soleil) : phénomène de Koebner

Le phénomène de Koebner existe aussi au niveau des articulations !

Les traumatismes articulaires engendrent une libération de cytokines qui augmentent le risque de développer un rhumatisme psoriasique chez les patients atteints de psoriasis cutané (Mar Thorasensen S et coll. Dans Annals of Rheumatic Diseases, 2016)

Complications<strong> :</strong>

  • SURINFECTION PAR CANDIDA ALBICANS : entretien/aggravation des lésions
  • ECZÉMATISATION : sensibilisation ou irritation liée à un topique médicamenteux
  • MÉTABOLIQUES : risqe acrru d’obésité, diabète, dyslipidémie et maladie cardio-vasculaire (HTA, IDM, AVC)
  • MORTALITÉ PRÉMATURÉE en cas de psoriasis sévère

Objectifs de la PEC multidisciplinaire : Traiter le psoriasis ET les comorbidités.

Principes thérapeutiques

Règles générales

PRÉ-REQUIS : bonne relation médecin-malade, expliquer que les TTT ne sont que suspensifs (intensité des poussées, qualité de vie)

Prendre en compte :

  • La CLINIQUE (sévérité : étendue, gravité des lésions)
  • RETENTISSEMENT SUBJECTIF en terme de qualité de vie, handicap social & fonctionnel, préjudice esthétique et impact psychologique

évaluation clinique :

  • ÉTENDUE : une paume de main : 1% de la surface corporelle
  • Score PASI :
  • Plaque : importance de l’infiltration
  • Aire : surface cutanée touchée
  • Squames : importance de la desquamation
  • Inflammation : intensité de l’érythème

PSORIASIS SÉVÈRE : surface atteinte > 10%, PASI > 10

  • Ne pas oublier de prendre en compte les effets indésirables de TTT au long court.
  • Nécessité soutien Ψ

TTT locaux

Dermocor-ticoidesAnalogues de la vit. DEczéma chronique
Galénique : pommade, crème (pr les plis) mousse et lotion (cheveux) Utilisation : Optimisation par occlusion (zones hyperkératinisées palmo-plantaires) Entretien : TTT intermittent (2 appli/semaine)Molécules : calcipotriol, tacalcitol, calcitriol Utilisation : En comparaison avec les dermocorticoides :Galénique : pommade ou gel Effet synergique : efficacité > à monothérapie Utilisation : Entretien : 2 appli /sem Occlusion

Autres TTT topiques :

  • BAINS ET ÉMOLLIENTS : ramollissement des plaques et prurit
  • PRÉPARATION À BASE ACIDE SALICYLIQUE : kératinolytique (décapage des plaques) avant autre TTT topiques ou PUVA ; concentration max 10% (20% si sur zones très limitées)

Contre-indiqué chez l’enfant (risque de surdosage : intoxication salicylée)

Photothérapie

5 types de photothérapies :

  • PUVAthérapie : psoralène (photosensibilsant) + UVA, 2-3 séances/sem pour un total de 20 séances
  • Photothérapie UVB à spectre étroit : 2-3 séances /sem pour un total de 20 à 30 séances, efficacité ≈ PUVAthérapie mais – cancérigène
  • Rétinoide + PUVAthérapie (rePUVA) : acitétrine + UVA, possible aussi avec UVB
  • Photothérapie localisée : paumes et plantes
  • balnéoPUVAthérapie : bain de psoralène avant expo aux UVA

Efficacité : rémission ≈ 70% après 20 à 30 séances

Contre indicationAnalogues de la vit. DEczéma chronique
à court terme : à long terme :

TTT généraux classiques

Efficacité : lésions en 2-4 mois chez 30% des patients sous acitrétine et chez 50 à 60% patients sous méthotrexate ou ciclosporine

Biothérapies

Indication<strong> : </strong>

  • PSORIASIS MODÉRÉ À SÉVÈRE avec retentissement important sur qualité de vie
  • INTOLÉRANCE ou CI à ≥ 2 TTT généraux (dont au-moins méthotrexate, ciclosporine ou photothérapie)
Anti TNF αAnti IL 12 et IL 23
Etanercept : protéine de fusion ≈ recepteur solube du TNF Infliximab : Ac monoclonal chimérique anti TNF (« ximab » : chimère singe-humain) Adalimumab : Ac monoclonal humain anti TNFα (« umab » : anticorps 100% humanisé)Ustekinumab : Ac monoclonal humain ciblant la sous-unité p40 des interleukines IL 12 et IL 23 responsables de la différenciation des lymphocytes en Th1 et Th17

Indications

Formes légères à modéréesFormes modérées à sévères avec altération de la qualité de vieFormes cliniques particulières
TTT local suffisant pour atteintes < 10% SCsi échec ou intolérance : biothérapies (anti TNFα, anti-IL 12/IL23)Psoriasis pustuleux : TTT généraux classiques d’emblée (acitrétine, MTX, ciclosporine) Kératodermie palmo-plantaire invalidante : acitrétine, MTX Rumatisme psoriasique invalidant : MTX ou anti-TNFα

Conclusion

PSORIASIS : maladie inflammatoire cutanée fréquente

LÉSION ÉLÉMENTAIRE : plaque érythémato-squameuse

Topographie<strong> : </strong>

  • Zones bastion (coudes, genoux)
  • Ongles
  • Cuir chevelu

4 types de psoriasis graves :

  • Psutuleux (localisé ou généralisé)
  • Érythrodermique
  • Rhumatisme psoriasique
  • Associé au VIH

Retentissement bio-psycho-social majeur

COMPLICATIONS : cardio-vasculaires, rhumatologiques, psychiatriques (troubles de l’humeur, addiction)

  • Liées au psoriasis
  • Liées aux TTT : dyslipidémie et acitrétine, HTA et ciclosporine etc.

RISQUE DE CANCER CUT : photothérapie, immunosupresseurs